Nasri, facteur décisif

Nasri, facteur décisif


Buteur à Monaco, Samir Nasri est bien plus décisif que lors des précédents exercices en dépit d'une saison tronquée par des blessures et un syndrome méningé. Un petit paradoxe, signe d'évolution, alors qu'Eric Gerets en demande encore plus à son milieu de terrain.


Samir Nasri a retrouvé tout son allant à Monaco dimanche, inscrivant le premier but olympien de la partie. A trois journées de la fin, voilà qui pourrait creuser un peu plus le sillon d'un épilogue heureux. Le Marseillais le reconnaissait samedi dans les colonnes du quotidien L'Equipe le jour de Monaco-OM : «Oui, c'est vrai que le contenu de mes prestations n'est pas aussi bon que celui de la saison dernière, admettait-il, mais on m'a souvent reproché de ne pas être assez décisif et cette année, paradoxalement, j'ai marqué plus de buts et réussi plus de passes décisives.»


Les buts : 5 en championnat ce qui fait de lui le troisième buteur de l'équipe derrière Niang et Cissé. Cinq réalisations qui compteront au moment de faire les bilans puisque c'est lui qui égalisa chez le concurrent nancéien dans le crépuscule d'un match compliqué à Marcel-Picot (1-1). Ce fut lui aussi qui inscrivit le but victorieux à Metz (1-2) il y a deux semaines.
Un total de cinq buts qui sera d'ores et déjà son meilleur car il en marqua trois la saison passée et un en 2005-06 et 2004-05.


Les passes : 8 en championnat. Autant d'offrandes qui le placent parmi les quatre meilleurs spécialistes hexagonaux avec Jérôme Leroy, Jérôme Rothen et Olivier Monterrubio. La saison passée, son compteur était resté bloqué à cinq.

Les stats en attestent. A fortiori quand on aura souligné que Nasri disputa 37 matches en 2006-07, il n'en est qu'en 27 cette saison, la faute à une grosse entorse durant l'été et un syndrome méningé à l'automne. «Il a marqué plusieurs «goals» car il a la qualité pour cela» commente son coach Eric Gerets mais le Belge est exigeant et il attend plus. «Il se sent mieux dans sa peau quand il joue plus en retrait mais je reste persuadé qu'il peut jouer dans un 4-2-3-1 tout près de l'avant-centre. Le problème, c'est qu'il veut toucher beaucoup de ballons. Mais s'il jouait plus haut, je pense qu'il pourrait en marquer entre 8 et 10 par saison.» L'avis du technicien est tranché même si l'international a encore marqué dimanche dans un rôle de numéro 10. Surtout, il devient une arme létale aux abords de la surface quand il a une certaine liberté de man½uvre, donc lâché par le marquage. «Des fois, il veut jouer trop bas dans les pieds de Modeste M'Bami. Il faut obliger l'adversaire à aller sur M'Bami pour laisser quelqu'un libre offensivement, analyse Gerets, quand on met l'adversaire hors de position et qu'il a un minimum de liberté, là il est dangereux.» Un retour aux affaires qui sied bien à l'OM dans sa course à la troisième place avant, pourquoi pas, de se pencher sur l'Euro avec les Bleus.
Nasri, facteur décisif

# Enviado em Quinta 01 Maio 2008 03:54

nasri

nasri

# Enviado em Quinta 01 Maio 2008 03:20

MONACO / OM

CE SOIR:

OM / MONACO


LACHEZ VOS PRONOS !!

QUESTION :

QUI VA GAGNER ? ---> bonne réponse ---> 2 com's chez vous

AVEC COMBIEN DE BUT ? ---> bonne réponse ---> 3 com's

QUI VA MARQUER ? ---> bon buteur ---> 5 com's par bon buteur du match
MONACO / OM

# Enviado em Domingo 27 Abril 2008 04:26

Samir nasri

Samir nasri
Samir « On est à notre place »
Après son but aussi important qu'extraordinaire marqué face à Metz Samir Nasri a accepté de répondre à quelques questions pour les « Nasrinautes »


Samir même si ce match n'a pas été aussi beau que celui contre Lyon, la victoire est très importante ?
Oui. On a eu un début de saison difficile, on s'est bien battu, aujourd'hui oui on est troisième et je pense que là on est à notre place. Le championnat n'est pas encore terminé et il faut continuer sur cette voie là pour garder cette place jusqu'à la fin de la saison. Ce soir on a franchi un palier maintenant il va falloir continuer à se battre pour jouer la Champions League la saison prochaine.

Contrairement au match contre Lyon, vous avez eu un début de rencontre assez difficile ?
Oui c'est vrai on a rapidement été mené au score mais à un à zéro on n'a pas paniqué. Metz a marqué très vite mais nous on savait avant la rencontre qu'il fallait gagner ce match quoi qu'il arrive. Nous avons été mis en difficulté dans le premier quart d'heure, c'est vrai que nous n'avons pas fait une très bonne entame de match, mais nous avons su réagir très vite et encore une fois nous avons su faire preuve d'un bon caractère et une bonne force mentale pour nous imposer. C'est bien là l'essentiel. Ce soir il faut retenir la victoire parce qu'on s'est bien sorti d'un match piège. On savait que cette rencontre allait être difficile parce que Metz n'avait rien à perdre. Nos adversaires ont marqué les premiers, il y a quelques mois on aurait peut-être perdu cette rencontre, mais ce soir, même mené au score on a continué à joué notre jeu, on a bien défendu lorsqu'ils avaient le ballon et on a su faire la différence.

Ce but ?
J'ai récupéré un ballon j'étais assez loin des buts mais je n'ai as été chargé, j'ai pris ma chance j'ai frappé, le ballon a heurté la transversale mais il est rentré c'est bien pour moi mais c'est surtout bien pour mes partenaires et pour l'équipe.

C'est ton plus beau but depuis que tu joues à l'OM ?
J'avais déjà marqué de beaux buts je crois mais c'est vrai que celui là est très important.A la mi-temps on savait que Nancy était mené deux zéro à Lille mais le coach nous a dit de ne pas tenir compte de ce résultat et qu'il fallait qu'on joue notre match sans penser au résultat des autres.

On t'as vu plaisanter avec Cissé avant le coup d'envoie?
Oui c'est vrai qu'avant ce match on était relativement confiant.


Tu as reçu un coup à la cheville ou tu t'es fait mal tout seul?
J'ai reçu un coup, à la cheville juste avant de frapper. J'ai eu très mal mais ça va

Tu as été ovationné comme jamais un joueur l'a été à l'extérieur ?
Oui c'est vrai. Franchement je n'avais rarement vu ça à l'extérieur. Ca m'a fait chaud au c½ur. Une fois de plus les supporteurs ont été extraordinaires et il faut les féliciter.

Vous avez droit à deux jours de repos ?
Oui le coach nous a donné jusqu'à mardi après midi. Moi je ne reprendrais que mercredi, j'ai obtenu l'autorisation de participer à l'émission « Le Grand Journal » sur Canal plus mardi soir. Je serai à Marseille mercredi matin pour préparer le match contre Lille.

# Enviado em Segunda 21 Abril 2008 06:04

OM / LILLE

OM / LILLE
En s'incinant à domicile face à de solides Lillois (1-3), les Olympiens, désormais 4e, sont ralentis dans la course à la troisième place et voient Nancy leur repasser devant d'un point.

L'OM est tombé sur un os. Réputée difficile à man½uvrer, l'équipe lilloise a confirmé ces dires au Vélodrome. Les Olympiens avaient pourtant su redresser un début de match emprunté en ouvrant le score sur une tête de Niang (13e). Mais ce fut en deux petites minutes lourdes de conséquences que les hommes de Claude Puel renversèrent la vapeur avec deux buts coup sur coup de Mirallas avant la pause (38e, 40e) au terme d'une fin de mi-temps parfaitement maîtrisée par les Dogues. Si les Marseillais parvenaient à se créer des occasions au retour des vestiaires par Nasri ou Cissé, Makoun brisait pas mal d'espoirs en triplant la mise nordiste (67e). Un revers qui ralentit l'OM dans le sprint final, concédant un point à Nancy au terme de la 34e journée et retournant à la 4e place.

La surprise n'est pas agréable et elle laisse un goût amer car elle est inattendue. Les dernières performances olympiennes laissaient augurer de belles promesses, loin du coup d'arrêt vécu au Vélodrome face à Lille. «Nous avons perdu une bataille importante mais tout n'est pas perdu» estimait Gerets au coup de sifflet final. Car, avec ce revers, l'OM a certes laissé Nancy retrouver la 3e place et a concédé un point dans son mano à mano avec les Lorrains mais il ne s'agit que d'un point et il en reste encore 12 à distribuer avant que le championnat ne ferme son rideau. Toutefois, comment expliquer que l'équipe ait trébuché dans son antre en plein dans le fameux «sprint final» ? Le coach olympien a son idée sur la question : «Sur les trois secteurs du jeu, Lille a été un peu plus fort et j'ai surtout senti que mes joueurs commençaient à être fatigués par le sprint entrepris depuis des mois pour accrocher la troisième place.» Le début de match olympien sur une pelouse rendue glissante par les vagues de pluie confirmait la première thèse de Gerets. Là où Lille faisait preuve d'une circulation de balle précise et d'aucun complexe à l'image du tir de Cabaye (11e), les Olympiens avaient du mal à entrer dans la rencontre.
Pourtant, l'OM arrivait à se remettre sur les bons rails. Sur une faute obtenue par Niang, Nasri plaçait un délice de coup franc sur le crâne du Sénégalais qui, entre deux défenseurs, trompait Sylva (1-0, 13e). Un temps incertain cette semaine, il paraissait au contraire plus en forme que jamais malgré une logique baisse de régime en fin de match. Son entente avec Nasri fut d'ailleurs intéressante. Comme sur le centre de Bonnart, Niang décalait Nasri dans l'axe dont la frappe était contrée par la défense lilloise (17e).
Tout semblait alors couler de source avec un M'Bami impeccable à la récupération et un jeu plus léché de la part des Marseillais. De courte durée malheureusement car Lille ne lâchait pas prise et allait progressivement reprendre l'emprise sur le jeu. Sur une passe en profondeur de Cabaye, Makoun devançait Mandanda dans sa sortie et Mirallas marquait dans le but vide. Au départ de l'action, l'attaquant belge était hors-jeu mais l'arbitre estimait qu'il ne faisait alors pas action de jeu (1-1, 38e). Une égalisation embêtante qui devenait franchement pénalisante quand deux petites minutes plus tard, Mandanda ne maîtrisait pas une frappe de Obraniak et Mirallas marquait de près (1-2, 40e). Malgré tout, le soutien du public était intact. Bastos plaçait encore deux missiles sur coup franc (43e, 45e) alors que Cissé, parti dans la profondeur, tirait au-dessus (45e+1).
La seconde période allait plutôt illustrer le coup de mou physique évoqué par le coach. Malgré la frappe enroulée de Niang qui ne passait qu'à quelques centimètres du poteau droit (48e) ou le coup franc très lointain de Nasri claqué par Sylva (62e) mais aussi la tête de Cissé en extension qui flirtait avec le montant (63e), les Marseillais montrèrent moins d'impact au fil des minutes. Fatalement, sur un coup de billard dans la surface olympienne, le tir a priori manqué de Cabaye profitait à Makoun, tout seul pour pousser le ballon dans les filets en taclant (1-3, 68e). Sur les tirs de Nasri (69e) et Valbuena, entré en cours de jeu (71e), Sylva ne tremblait pas même si le portier sénégalais était plus surpris par le coup franc au-dessus du lutin olympien (84e). Autant d'occasions qui ne permettaient pas de rattraper un écart devenu bien difficile à combler. Comme à Lorient il y a quelques semaines après le revers à domicile contre Sochaux, le déplacement à Monaco dimanche prochain devra permettre de rattraper les points perdus.



LACHEZ VOS REACTION SUR LE MATCH !!!

# Enviado em Segunda 21 Abril 2008 05:37